Pour en revenir au festival d’Avignon… Le public a du talent

Pour en revenir au festival d’Avignon…

Le public a du talent

 

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Acteurs : voir les acteurs de près, les toucher, parler avec eux, peut-être… L’amour du théâtre s’incarne en eux.

 

Attente : le public attend le moment du spectacle, mais aussi un miracle (même modeste). En Avignon, surtout du Off, on attend beaucoup. Patience et espérance sous le soleil..

 

Bouche-à-oreille : indispensable, nécessaire, précieux. Cette transmission horizontale de l’enthousiasme, une contribution active et bénévole du public à l’économie du spectacle. Maintenant, il y a plus rapide encore : les « rézosocios ». Mais c’est toujours le public qui fait le boulot.

 Calcul : prendre la carte du Off si l’on veut tenir son budget, pour la semaine ou les trois jours où l’on va séjourner, en se débrouillant pour la nourriture et le logement ? Ah ! Nostalgie de l’ancien temps où existaient de petits hôtels pas chers en centre-ville et où le petit déjeuner était servi jusqu’à 10h !  A dix heures moins une, instituteurs, éducateurs, filles et garçons, jeunes salariés modestes, s’entassaient dans la salle à discuter passionnément de ce qu’ils avaient vu la veille !

 Calcul au chronomètre : je veux voir celui-ci à 11h oui mais aussi ne pas rater celui-là à 12 h 30 assez loin.

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©x Les affiches du off

Calcul topographique : quel est le plus court chemin ? Mon ami Google me l’indiquera peut-être….

 Débrouille : comment trouver une place quand un spectacle affiche : complet  ? Ne pas trop y compter, mais essayer quand même. Parfois, cela marche.

 Enfants : les troupes pensent à eux mais les parents avisés prennent plutôt le festival comme un moment en duo, et les confient à de providentiels grands-parents.

 Enthousiasme : le simple fait d’être là ensemble dans cette ville qu’on ne voit même plus, grouillante de spectacles.

 Foule : bienveillante et curieuse.

 Gastronomie : sauf cas très particulier, n’a pas sa place au festival. Pas le temps. Pas la priorité.

 Histoire :  celle du Festival se confond avec l’histoire du théâtre depuis 1946 jusqu’à aujourd’hui. Consulter les programmes passés. Elle se déroule toujours au présent, le public n’en demande pas moins.

 I J K L M N O : on laisse ces lettres à votre Imagination, à vos Jeux d’esprit pas trop Kafkaïens, Mais Non, Oh !

 Public : évalué, examiné, mesuré, scruté, il reste un être vivant avec sa dose d’inconnu. Les campagnes de communication les plus efficaces -elles le sont souvent- les influences organisées et rentables ne peuvent se vanter d’une réussite à 100 %. Le public, groupe humain à la fois hétéroclite et sociologiquement repérable, a ses humeurs, nées de la représentation qui l’a constitué. Et il y tient.

 Question : celle que pose le spectateur et à laquelle l’artiste ne peut pas toujours répondre, pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

 Réponse : par des considérations dramaturgiques. Mais l’instant initial de la création… La réponse est insatisfaisante pour le public et pour l’artiste.

 Rencontres (pardon pour l’entorse à l’ordre alphabétique) : partout. Des gens qu’on connaît, des gens ou pas : au cloître Saint-Louis pour les débats du matin, au  bureau du Off à toute heure… Dans la rue. Quand on dit « Tout le monde se retrouve à … », cela signifie tout mon monde. Mais cela fait quand même du monde.

 Silence T U V W X Y Z à l’année prochaine, peut-être…

 

Christine Friedel

 

 

 

 

 


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