Naître ou devenir artiste d’Axel Alvarez, mise en scène de Pascale George-Le Floch
Un solo exceptionnel joué, chanté et dansé par son auteur qui offre au public une joie communicative. Et cela fait du bien en ces temps incertains. Il nous raconte sa jeunesse, quand, mu par un seul désir : danser coûte que coûte, il se forme d’abord à l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, puis au Conservatoire national supérieur de musique et danse, et enfin au Royal Ballet School à Londres. Ensuite Axel Alvarez se produira jusqu’en 2015, aux Opéras de Paris, Bordeaux, Rome et au Royal Albert Hall.

Puis il joue dans la comédie musicale Cats au Théâtre Mogador et récemment dans Les Producteurs, au Théâtre de Paris où il présente ce solo-confession artistique. «Je danse avec la sensation de voler et d’être libre », dit-il. Une sensation qui allait être vite freinée par la dureté de l’enseignement classique des prestigieuses écoles! « Vous devez passer du mot douleur, au mot progrès. » (… ) « Penses-tu faire autre chose que de la danse ? »
Il souligne la nécessaire uniformité imposée à tous ces enfants, le manque d’empathie des professeurs et des camarades. La puberté et les changements corporels sont passés sous silence et on doit surtout ne pas être différent mais ressembler au morpho-type exigé. Mais cela, semble-t-il, a changé!
Avec une voix exceptionnelle, Axel Alvarez électrise la salle quand il interprète Non, je ne regrette rien d’Edith Piaf. Il est allé de la danse classique, à la comédie musicale mais ce solo dansé et chanté, remarquable de fraîcheur et de vérité est une belle découverte…
Jean Couturier.
Spectacle vu le 27 mars au Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, Paris (IX ème). T. : 01 86 47 72 49.
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