Bâtards, écriture et mise en scène de Louise Dupuis

Bâtards, écriture et mise en scène de Louise Dupuis 

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C’est une reprise d’un spectacle qui avait été créé au festival Impatience 2023  (voir Le Théâtre du Blog)  et  qui avait eu le Prix du public. Nous souhaitons revoir le travail de Louise Dupuis et Julien Storinin qui nous racontent d’abord l’histoire de leur rupture amoureuse. Surfant sur la vague du vrai/pas vrai, ou pour faire simple, du théâtre dans le théâtre, un procédé utilisé par les plus grands auteurs (Shakespeare, Corneille, Molière, etc.) mais bien usé… Ils nous invitent ainsi à assister à leur séparation, sur fond de revendication féministe.
Louise devait écrire une pièce inspirée de leur histoire d’amour et y a mis tout son cœur. Puis il y a une rencontre amoureuse entre deux pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… Pas si romantique: elle a ses règles et on voit du sang sur son short. Bon!!!
Et lui ensuite, se blessera le sexe avec son couteau. Re-coulée de sang sur son pantalon. Re-bon!!!
Nous pourrons aussi croiser un Jean-Luc Mélenchon, plutôt savoureux, une licorne en baudruche et un merveilleux ours brun. 
« Bâtards, disent ses auteurs, est une comédie loufoque et poétique qui navigue entre la farce contemporaine, la fable  poétique, et la dystopie féministe. Disons qu’on sourit parfois, qu’il y a quelques belles images mais cette heure et demi semble avoir été un peu modifiée et manque singulièrement du rythme original et pourrait bénéficier de larges coupes.
Bâtards fait davantage penser à un essai réunissant quelques copains de promotion mais on attendrait beaucoup plus de cette série de sketches joués par Louise Dupuis, Thomas Gourdy, Lucile Oza, Lise Lomi et Julien Storini. Les textes sont faibles, manquent d’unité et, quand à la fin, une jeune actrice, la tête de son ours brun à ses pieds, se met à parler, ce n’est ps bien fameux. Bref, le compte n’y est vraiment plus et cette heure et demi, nous a semblé longuette.  Il y aurait encore du travail mais, comme disait le grand William, « L’espérance d’une joie est presque égale à la joie. « Donc à suivre…

Philippe du Vignal   

Jusqu’au 3 janvier, les dimanches soirs seulement, Théâtre Lepic, 1 rue Junot, Paris (XVIII ème). 


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