
On sait tout cela et nous avons été couverts d’images (il n’y en a aucune image de cette guerre sur scène), cette survie est rendue encore plus plus forte, grâce à la remarquable présence et au jeu d’une rigueur absolue de Shahir Kabha et Rami Salman. Et, à la fin, leur essai pour danser, même maladroitement le sirtaki sur la célèbre musique de Míkis Theodorákis est émouvant. Ce sont vraiment de grands acteurs. Tout ce spectacle d’une heure sonne juste et vrai et l’entrelacement des images du spectacle initial/acteurs sur scène est d’une grande précision. Jouer The last Play in Gaza constitue aussi un acte politique pour Einat Weisman, la dramaturge et metteuse en scène israélienne: « A travers cette production, nous assumons la responsabilité de soutenir une culture menacée en insistant pour que la mémoire, l’art et l’identité de la Palestine perdurent malgré les tentatives visant à l’anéantir. »Ce spectacle ne s’est joué que deux jours au Théâtre 14..Il serait tout à fait souhaitable que cet acte de résistance, proche d’un théâtre d’agit-prop et qui a été chaleureusement applaudi par une salle pleine- ce qui n’est pas si fréquent- soit joué en France.
Philippe du Vignal
Spectacle vu au Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, Paris ( XIV ème). T. : 01 45 45 49 77.
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