Nos amours bêtes

Nos amours bêtes de Fabrice Melquiot, mise en scène et chorégraphie d’Ambra Senatore.

 

Ce spectacle qui fait partie de la deuxième édition du parcours Enfance et jeunesse du Théâtre de la Ville, est placé sous le signe du jeu.
Trois danseuses et deux comédiens jouent à « un deux, trois, soleils », en se fixant respectivement des gages qui  peuvent être donnés par le jeune public, ou se trouver sous des galets disposés sur le plateau nu. Il y a juste, à jardin, un projecteur mobile et une servante.
Dans cette ambiance ludique, Fabrice Melquiot a écrit  un texte autour de La Peau d’un phoque, un conte populaire islandais. Cela dure une heure et ressemble à un travail bien fait d’ateliers d’élèves d’une école de théâtre. Une des danseuses le répète: « Le mystère le plus grand, c’est d’être sans limite ». Ambra Senatore brouille ainsi les pistes, et la danse n’apparaît ici qu’accessoirement. L’imaginaire des enfants de la salle est stimulé, et  ils ne s’ennuient pas. La succession des improvisations sur le thème de l’imitation des animaux, de celle du cheval à celle du piranha, leur plaît beaucoup. Comme l’auteur le fait dire plusieurs fois aux comédiens: « Chaque animal est la moitié d’un être humain caché ».
C’est un spectacle léger avec des artistes heureux d’être en scène, dont l’un d’eux confie: « Parfois,  on se demande ce qu’on fait là ! » Une partie du public sans doute devenu déjà un peu adulte n’adhère pas vraiment au jeu…

 

Jean Couturier

Théâtre des Abbesses jusqu’au 13 Avril.

 

 


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