Le Silence de Claire Lagrange, texte et mise en scène de de Céline Delbecq

Festival d’Avignon

Le  Silence de Claire Lagrange, texte et mise en scène de Céline Delbecq (à partir de quinze ans)

Cela se passe dans une clinique psychiatrique près d’une grande forêt… Depuis une crise de démence au tribunal où elle plaidait, l’avocate Claire Lagrange y a été internés et a sombré dans  un profond mutisme. Mais elle peint des gouaches.  Il y a là,  aussi hospitalisés,  Jean un homme qui écrit à un pupitre et Sylvia, sa femme, assise sur un canapé.
La directrice de cette clinique, suroccupée qui essaye de jongler avec les chiffres et les plans de travail et la mère de Claire parlent d’elle et de sa maladie. Cette mère désemparée ne comprend pas ce qui a pu arriver à sa fille: guérira-t-elle et  retrouvera-t-elle la parole ? 

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Céline Delbecq, artiste belge, presque tout le temps assise au dos public, devant une photo de Claire Lagrange. Elle joue la  narratrice,  les nombreux autres personnages et dit aussi les didascalies.
Isabelle Darras (en alternance avec Louison De Leu), elle, manipule  des Playmobils dans un petit décor qu’une caméra filme et  les images sont simultanément transmises sur grand écran en fond de scène.  Un procédé usé mais bon… 
Thème intéressant, réalisation honnête mais le scénario, comme les dialogues assez incompréhensibles, nous ont laissé sur notre faim et nous n’avons pas compris pourquoi Céline Delbecq avait mis en scène ces Playmobil.
On connait, créées  en 74 par les fabricants allemands de jouets Hans Beck et Horst Brandstätter en 74, ces figurines en plastique à la tête deux fois plus grosse que nature et aux membres articulés de 7,5 cm de hauteur. ( Plus de 2,3 milliards de figurines ont été fabriquées et environ 3.000 personnages créés!) Mais déjà laids, ils le sont encore plus quand on les voit ici à l’écran.
Résultat garanti: ils cassent la vie même des personnages que Céline Delbecq veut représenter et très vite, nous avons décroché. Une mienne amie s’est une peu endormie devant ce spectacle où l’animation de ces fausses marionnettes ne peut fonctionner. Et l’ensemble reste sec, sans poésie, sans  humour. A la sortie,
 public, lui, semblait très partagé, entre admiration pour certains, et ennui pour les autres…

Philippe du Vignal

Spectacle joué du 4 au 25 juillet, au Théâtre des Doms, 1 bis rue des escaliers Sainte-Anne, Avignon (Vaucluse).

 

 


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