Festival Le temps d’aimer la danse à Biarritz
L’Aspen Santa Fe Ballet

Nous avons découvert cette compagnie américaine que dirige Jean-Philippe Malaty, d’origine basque, lors d’une répétition publique, en avant-première d’un spectacle présenté le soir même à guichet fermé. Ce double nom de ville que porte cette troupe s’explique par ses origines: la petite ville d’Aspen nichée dans les Rocheuses (6.000 habitants) et Santa Fe, capitale du Nouveau Mexique ( 80.000 habitants) et foyer de création artistique, se sont associées pour la faire naître. La troupe tire la moitié de son budget de sponsors, et l’autre de tournées locales et internationales et de cours de danse très prisés. Les danseurs sont tous américains ou canadiens.
1st Flash de Jorma Elo surprend par l’intensité des duos et enchaînements rapides, sur la belle musique du Concerto pour violon de Jean Sibelius. Ce chorégraphe finlandais est l’un des plus en vue au Nederlands Dans Theater à Amsterdam, et son écriture très contemporaine permet de belles prouesses techniques.
Moins dynamique, Silent Ghost , conçu sur mesure pour ce ballet par Alejandro Cerrudo, permet d’apprécier l’écoute des danseurs les uns envers les autres : ici pas de vedette, le groupe qui prime, et cela pour toutes les chorégraphies. Human Rojo de Cayetano Soto paraît plus anecdotique : avec des interpètres tous de rouge, vêtus, sur des musiques de Ray Barreto, Nat King Cole et Xavier Cugat, ce ballet ressemble à ceux d’un grand cabaret parisien! Il ne manque que les plumes…
Gestes précis et doux, mouvements harmonieux, intentions justes, attention les uns envers les autres: les danseurs font preuve d’un grand savoir-faire. Merci Thierry Malandain, directeur artistique de ce festival, de nous avoir fait connaître cette jeune compagnie d’une qualité exceptionnelle.
Jean Couturier
Spectacle vu au Théâtre du Casino de Biarritz, le 8 septembre.
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