Cosi fan tutte,dramma giocoso en deux actes de Lorenzo da Ponte, musique de Mozart, direction musicale Ottavio Dantone, mise en scène David Mac Vicar, chœurs de l’Opéra national du Rhin avec l’orchestre symphonique de Mulhouse.
Mulhouse est couverte de neige, mais, alléchés par un article du Monde 2 sur ce Cosi fan tutte, nous y courrons. Interprétation musicale soignée, bons chanteurs, pour ce chassé-croisé amoureux organisé par Don Alfonso qui veut prouver à Ferrando et Guglielmo, l’inconstance de leurs fiancées et qui réussit à captiver son public.
Mais la mise en scène très plate est décevante, même si le décor d’ un grand salon ouvre sur la baie de Capri, avec des plantations tropicales et des éclairages soignés. Les costumes des amoureux partis à la guerre, qui, une fois travestis, s’échangent leurs fiancées, sont bien laids, et ceux de Dorabella et Fiordiligi conventionnels. On ne boude pourtant pas son plaisir devant cet opéra délicieux, pourtant quelque peu misogyne.
Edith Rappoport
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