Festival d’Avignon : Body Platform, Cabinet Anthropomorphique conception et chorégraphie de Ting-Ting Chang.
Une heure de voyage dans la beauté des formes humaines, voilà ce à quoi nous invite La chorégraphe taïwanaise avec ses danseurs pour sa première création.
Le corps humain qui s’ouvre par des tiroirs est une image que l’on retrouve souvent dans les peintures ou les objets crées par Salvador Dali, en particulier, La ville aux tiroirs le cabinet Anthropomorphique ( 1936).
Ses œuvres ont directement inspiré Ting-Ting Chang pour ce spectacle qui mêle la danse à la manipulation d’objets, des tiroirs blancs, métaphores multiples de l’inconscient, réservoirs des souvenirs et des anxiétés refoulées.
Ce qui frappe d’emblée ici, c’est la beauté des corps du danseur et des trois danseuses, mis en valeur par le remarquable travail de lumière de Qi-Min Hsieh.
Le langage du corps se confronte en permanence au matériau: ces tiroirs avec lesquels, les danseuses, en body blanc ou de couleur, qui jouent et se dissimulent, ce qui finit par entraîner une contrainte dans leurs mouvements, qu’elles contournent avec une grâce réelle.
Chung-Ying Huang a créé une musique, qui s’associe à l’empreinte vidéo démultipliée des corps des danseurs, qui est projetée en fond de scène : autant de tableaux d’une grande beauté. Ces sculptures de Rodin en mouvement sont encore à découvrir…
Jean Couturier
Condition des soies, salle carrée jusqu’au 28 juillet.
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