Aurélien 3.000, texte et mise en scène de Rémi Mesnard

Aurélien 3.000, texte et mise en scène de Rémi Mesnard 

La journée, Aurélien est pharmacien et a plaisir à discuter avec ses clients qu’il conseille sur les posologies, etc. Mais, arrivé le soir, il devient Aurélien 3000: dans sa chambre, il écrit, compose et interprète lui-même des chansons que ses clients lui commandent. Aujourd’hui, jour à marquer d’une pierre blanche, Aurélien doit aller participer  à l’enregistrement d’une émission de radio !
Même s’il a confiance, il est un peu stressé: normal, c’est la première fois que cela lui arrive. Divisé qu’il est  entre sa situation de pharmacien et un emploi éventuel d’artiste…  Mais comment aller dans ce foutu centre culturel? L’heure approche et il a du mal à mémoriser le trajet pour y aller..

 

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Rémi Mesnard a été bien formé à l’Ecole d’acteurs de Cannes et cela se voit:  bonne diction, gestuelle très maîtrisée, concentration. Sur la petite scène, juste un micro sur pied et cinq chaises coque rouge empilées, et une petit poste de radio.  Et cela commence plutôt bien avec des scènes au comique de situation où, en garçon malchanceux chronique avec la technique.. notamment, avec l’électricité de la scène, il se retrouve seul, émouvant avec une lampe de secours. Il a alors quelque chose de l’immense Pierre Richard…

« J’ai voulu, dit-il, travailler un rapport au public à vif, emprunté au clown, très au présent. Un personnage est là. Il veut partir. Qu’est-ce qui fait qu’il se retrouve à rester ici jusqu’à la fin ? Cela m’intéressait de travailler un rapport aux spectateurs. Aurélien est là et n’existe que parce que l’assistance le regarde. Très vite, il instaure un rapport dont il crée les conditions : une chanson contre un trajet en voiture, pour rejoindre le lieu d’enregistrement de cette fameuse émission de radio. Le spectateur devient le réceptacle du monde qu’Aurélien convoque presque malgré lui.  »
On veut bien mais le compte n’y est pas tout à fait:
 il y a des répétions gestuelles et orales nuisibles au comique- et ce monologue ressemble plus à un sketch étiré. Rémi Mesnard devrait creuser davantage son personnage, mieux le mettre en scène et éviter d’utiliser un procédé très en vogue actuellement, qu’est l’appel fréquent au public: facile et simpliste. Mais ce jeune acteur mérite absolument d’être revu dans une pièce plus solide: cela ne manque pas…  

Philippe du Vignal

Jusqu’au 11 décembre ( seulement les vendredis) au Théâtre La Flèche, 77 rue de Charonne, Paris (XI ème).
T. : 01 40 09 70 40.

 

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