Festival d’Avignon Le Grand Meaulnes, d’après Alain-Fournier, mise en scène d’Emmanuel Besnault

Festival d’Avignon  Le Grand Meaulnes, d’après Alain-Fournier, mise en scène d’Emmanuel Besnault

Un des romans mythiques du XX ème siècle avec Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry… Ecrit à vingt-six ans par son auteur, il parut en feuilleton en 1913. Mais Alain-Fournier mourra l’année suivante à la Grande Guerre et ne connaîtra jamais son immense succès… 
Nous avons tous lu avec délices les aventures d’Augustin Meaulnes (dix-sept ans) arrivé  en pension dans une école de campagne  à Sainte-Agathe, un petit village du Berry, ensuite à  Paris.

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François Seurel (quinze ans), fils de l’instituteur qui enseigne au cours supérieur et prépare les enfants au certificat d’études, et de l’institutrice qui s’occupe des petits enfants de cette école, deviendra vite le meilleur ami d’Augustin Meaulnes qui fascine ses camarades.
Il  racontera à François  être allé à une grande fête de mariage dans un domaine mystérieux et qu’il est tombé amoureux d’une belle jeune fille, Yvonne de Gallais…
Frantz, son frère va épouser Valentine Blondeau mais elle le quittera le jour même de ce mariage après la fête.

Augustin Meaulnes, plus tard, cherchera et retrouvera Yvonne. Ils se marieront mais, avec son accord, il s’en ira.  Elle aura une petite fille de lui et mourra d’une embolie.  Le  vieux père d’Yvonne et Frantz, meurt lui aussi, et il fait de François Seurel, le légataire universel des biens de la famille et le tuteur de la petite fille.François s’en occupe du mieux possible.Augustin Meaulnes était tombé amoureux de Valentine et aura une liaison avec elle…
Poésie d’une école rurale avec classe unique, onirisme d’un monde inaccessible, passage de l’enfance  à l’âge adulte,  vertige d’une quête amoureuse romantique, nostalgie d’un amour à jamais perdu, Alain-Fournier, avec ce roman d’apprentissage, coche habilement toutes les cases, même si la deuxième partie s’essouffle un peu. Le Grand Meaulnes, édité en de nombreuses langues, a été au programme de l’agrégation et souvent adapté: en 67,  au cinéma  par Jean-Gabriel Albicocco, et au théâtre, en 92, par Wladyslaw Znorko,  et plus récemment par Nicolas Laurent (voir Le Théâtre du Blog).
Ce roman qui a bercé, comme beaucoup d’entre nous, toute notre adolescence, est ici adapté et joué par Emmanuel Besnault qui joue seul plusieurs des personnages. Aux meilleurs moments, il sait nous emmener avec simplicité et avec une grande  sensibilité dans les aventures d’Augustin Meaulnes…Il incarne à merveille ces personnages et nous transporte dans leur époque mais aussi en leur âme et conscience… 

Sylvie Jouffroy
Spectacle vu à l’Ancien Carmel d’Avignon, 5 rue de l’Observatoire, Avignon ( Vaucluse). 

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