Et puis si nous passions le pantalon français, mise en scène de Philip Boulay, d’après l’œuvre d’Abdelmalek Sayad.
Nous avions pu apprécier le talent de metteur en scène Philip Boulay, petit elfe voyageur et passionné, avec Roberto Zucco et Dans la solitude des champs de coton au Blanc-Mesnil, et Topdog Underdog de Susan Lori-Parks, est un spectacle qui avait laissé, lui-aussi,une belle rémanence !
C’est dire l’attente suscitée par ce titre étrange Et puis si nous passions le pantalon français ! Malgré l’engagement de dix-sept amateurs dans cette évocation des souffrances des Algériens en France dans les bidonvilles depuis l’indépendance, le texte souffre d’un grave défaut de construction et les acteurs restent inaudibles la plupart du temps. Les rôles d’hommes tenus par des femmes sont peu crédibles dans des personnages pas vraiment dessinés. Hormis quelques séquences dansées où jaillit une certaine énergie sur des musiques saturées, la déception est à la mesure de l’attente.
Pour raconter cette page d’histoire,il aurait fallu quelqu’un comme Kateb Yacine, remarquable écrivain disparu en 1989.
Edith Rappoport
Cité Nationale de l’histoire de l’immigration, samedi 16 février à 20 h et dimanche 17 à 16 h
reservation@histoire-immigration.fr, 293 av. Daumesnil, 75012 Paris. T: 01-53-59-64-30
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