Que serait-il advenu de la sœur surdouée de Shakespeare ? Bonne question, posée dès les années vingt du siècle dernier par Virginia Woolf, suivie de quelques autres : pourquoi si peu de livres signés par des femmes ? Et parmi ceux-ci, pourquoi tant de romans (voir l’actuelle rentrée littéraire, triomphe des écritures “féminines “) et si peu d’essais ? Et pourquoi la table des universités féminines était-elle si pauvre par comparaison avec celle de la fameuse “Oxbridge“, bastion des privilégiés masculins ? La mixité généralisée a balayé tout ça. À voir : qui osera prétendre que le féminisme est dépassé ?
Sylviane Bernard-Gresh (adaptation), Anne-Marie Lazarini (mise en scène) et Edith Scob, dans le riche et beau décor de bibliothèque de François Cabanat, avec vue sur le paysage londonien, réveillent le gai savoir de Virginia Woolf et piquent là où il faut : les filles, ce n’est pas gagné ! Le tout avec un grand charme : le théâtre, avec cette conférence, est ans la présence de l’actrice, dans sa vitalité, ses colères, dans le plaisir partagé avec le public, hommes et femmes.
Théâtre Artistic Athévains.
Christine Friedel
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