Caligula

Caligula  d’Albert Camus, mise en scène de Stéphane Olivié-Bisson

Après avoir réalisé trois mises en scène dont un texte de Jean Genet, le metteur en scène avait quitté la France pour la Palestine. Nous le retrouvons après plusieurs années de silence avec Caligula, le rôle où Gérard Philipe s’était révélé. Il y a une belle vigueur dans la peinture de cette montée au pouvoir irrépressible d’un jeune tyran sanguinaire, désespéré par la mort de Drusilla, sa sœur et amante.
Caligula a le pouvoir absolu et il commence par déshériter les enfants des riches patriciens pour mettre la main sur leurs biens. Aucun frein à sa cupidité, “gouverner c’est voler, tout le monde sait ça…pour qui aime le pouvoir, la rivalité des Dieux a quelque chose d’agaçant….” Caligula ne recule devant aucun crime: « Quand je ne tue pas, je me sens seul”. Face à lui, des patriciens serviles et lâches qui n’arrivent pas à contrer ses caprices mis en scène par la fidèle Cæsonia qui, elle, ne recule pas devant ses folies les plus insensées… Seul, le jeune Scipion dont le père a été assassiné par le dictateur, s’opposera à lui, parce qu’il lui ressemble…

Bruno Putzulu mène la danse avec rage et désespoir; autour de lui, des acteurs solides incarnent  bien ces patriciens égarés qui finiront tout de même par assassiner le dictateur.   Un seul regret: de vilains costumes qui sont- on a du mal à le croire- conçus par Yamamoto !

Edith Rappoport 

Théâtre de l’Athénée, Paris (VIII ème) jusqu’au 5 février. T:  01 53 05 19 19.


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