Dernier coup de ciseaux de Paul Portner, traduction en français et mise en scène de Sébastien Azzopardi
Cette comédie policière, qui a obtenu un Molière il y a trois ans, en est à sa sixième saison avec une double distribution qui se relaie d’une semaine sur l’autre. Pendant l’installation du public, une musique tonitruante accompagne l’entrée des six personnages dans un salon de coiffure. Les clients s’installent; on rase l’un, et on fait à un autre un shampoing énergique.
Madame Vioret, une grande bourgeoise blonde, arrive pour se faire faire aussi un shampoing. Divorcée de son riche mari, elle doit retrouver son amant à Paris. Pierre Samuel en short, joue les grandes folles, mais son rôle dans le salon reste des plus improbables. Les portes claquent, il s’agit d’un crime que les premiers clients, deux policiers doivent résoudre. Isabelle Servier, une pianiste qu’on entend jouer par moments au-dessus du salon a été en effet assassinée, et le coupable doit se trouver dans le salon.
Le public hurle de rire pendant la reconstitution, et ne décroche pas une seconde, répondant de bonne grâce aux questions de l’enquêteur, posant aussi des questions. Et les acteurs n’hésitent devant aucun ridicule ni pantalonnade. Les portes claquent, les policiers traquent les protagonistes, et le coupable sera enfin confondu.
Mais bon, la participation et la complicité du public sont ici des plus surprenantes…
Edith Rappoport
Théâtre des Mathurins, rue des Mathurins Paris VIIIème. T : 01 42 65 90 00, http://www.theatredesmathurins.com
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