Tahoé de Frédéric Vossier, mise en scène de Sébastien Derrey.
Chaque mois, le petit mais chaleureux Studio-Théâtre de Vitry ouvre ses portes à une cinquantaine de spectateurs professionnels, pour des spectacles en devenir qu’ils ont accueillis en résidence pour un mois de répétitions.
Tahoe est le deuxième volet d’un dytique, dont Mannekjin du même auteur constituait la première partie; ces deux spectacles, ont été créés en 2012 à l’Échangeur de Bagnolet et ensuite repris à Anis Gras d’Arcueil.
« J’ai toujours pensé qu’il fallait aborder au théâtre la question de l’industrie du spectacle – de son pouvoir économique, social et idolâtrique. Le phénomène de la célébrité est un facteur de domination sociale qui s’exerce massivement sur les subjectivités », dit Frédéric Vossier. C’est, selon lui, une évocation de la fin du « King » Elvis Presley!
Sur le plateau, un homme est allongé sur un grand lit, avec, à ses côtés, une forme féminine qui s’agite sous les draps de satin gris. Coiffée d’une perruque blonde, elle en surgit, toute habillée, chausse ses bottes et déclare qu’elle s’en va.
Le téléphone sonne, l’homme peine à répondre et supplie la fille de revenir. Elle revient en effet, accompagnée d’une amie apeurée. Il y a des allées et venues des deux filles parties « se promener » dans les immenses pièces de cette demeure, les supplications amoureuses et les paroles violentes du mâle en robe de chambre, des « fiançailles » dans la salle de bain, une alternance de faux départs et de retours figés auprès du lit.
Malgré l’engagement d’acteurs solides :Frédéric Gustaedt, Catherine Jabot et Nathalie Pivain , ce spectacle nous a provoqué une violente allergie…
Edith Rappoport
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